William DEHAIS

William DEHAIS – Etudiant en Sociologie de 2007 à 2013

Son parcours


Dès le lycée, William porte un grand intérêt pour ce qui touche à la société, c'est pourquoi il fait le choix de passer un bac ES, qu'il obtient en 2007 avec mention Bien. Son manque d'affection, datant du collège, pour les sciences dites « dures » le pousse à opter pour une licence en sociologie plutôt que d’économie. Malheureusement pour lui, la licence de Sociologie proposée à l'université de Bourgogne comporte un nombre élevé d'heures de statistiques mais il fut agréablement surpris lorsque sa moyenne de statistiques atteignit 2/20, son plus haut niveau.
A côté de ses études William travaille pour être autonome. Le mauvais dosage entre travail universitaire, « petits boulots », vie associative et vie personnelle le conduit à redoubler sa deuxième année en 2009. Il accepta néanmoins une proposition de travail rémunéré faite par un des enseignants : éplucher 700 commentaires d'une enquête menée par un syndicat, en faire une synthèse et l'analyser. Ces 700 commentaires provenaient d'un questionnaire portant sur notre système de retraite. Ne sachant pas comment exploiter cette collecte de remarques, ce syndicat avait fait appel au département de sociologie.
Suite à cela, William demanda à ce même professeur, en Master 1, de bien vouloir être le responsable de son mémoire qui portera sur les syndicats de patrons du milieu de l'hôtellerie et de la restauration. Cette année, William participe à un autre travail proposé par un professeur : faire remplir un questionnaire portant sur une compote enrichie en protéines de pois à des résidents en maison de retraite.
Ce petit job en amena un plus conséquent qui prendra la forme d'une enquête qualitative sur la compréhension des mécanismes d'admission au sein du service des Urgences du CHU de Dijon en provenance d'EHPAD (Etablissement d'Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes). Définitivement intéressé par la gérontologie, William choisit donc le Master 2 Vieillissement et société. Master 2 qu'il finit en septembre 2013 après le passage réussi de sa soutenance.

Ce qu’il fait actuellement


Après un CDD dans une association ayant des EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes), William est actuellement à la recherche d'un poste de directeur adjoint d'EHPAD, dans la région ou ailleurs.

Un élément qui l’a marqué


Vous l'aurez compris, William a une mauvaise expérience des statistiques, mais ce qui l'a bien plus marqué c'est la « finesse d'esprit à laquelle la sociologie encourage afin de saisir les subtilités qui caractérisent chaque société ».

Son conseil


William conseille d'assister aux cours même si ceux-ci peuvent ne pas être très intéressants de prime abord, il faut faire en sorte qu'ils le deviennent, en intervenant notamment.
Il encourage également chacun à lire : « Peu importe quel type d'ouvrage vous ouvrez et le temps qu'il vous faut pour l'achever ! Pour reprendre Oscar Wilde : « Il est absurde d'avoir une règle rigoureuse sur ce qu'on doit lire ou pas. Plus de la moitié de la culture intellectuelle moderne dépend de ce qu'on ne devrait pas lire. » »
William recommande de ne pas refuser le travail « universitaire » qu'un enseignant pourrait vous proposer, c'est un bon moyen, selon lui, de mettre en pratique ce que vous avez pu apprendre durant votre parcours d'étudiant et cela enrichit votre CV.
Et enfin, il conseille de profiter de la situation d’étudiants dont beaucoup sont envieux !

Lui et l’ADES


William est l'un des trois fondateurs de l'ADES, il a été emballé par l'idée qu'a eu Marius CLERGEOT, premier président, de faire naître une association pour les étudiants en sociologie. Stéréotypes obligent, Julie BARANTON a pris la place de secrétaire et William celle de trésorier, poste en adéquation avec son amour pour les chiffres…
Il a participé du mieux qu'il a pu au développement de l'association, passant ainsi de consommateur de l’université de Bourgogne à acteur, notamment grâce à son mandat d’élu au conseil UFR pendant 2 ans. Donner un coup de main ou une idée à son association de filière est à la portée de tous et peut, d’après lui, réserver de belles surprises, rencontres, enseignements.
« L'ADES a changé depuis mon désinvestissement, c'est ce qui fait sa principale qualité, celle d'être à l'image de l'équipe qui l'anime, alors il ne faut surtout pas hésiter à y faire un tour, ne serait-ce que pour une courte période, pour, vous aussi, marquer la vie universitaire de votre présence ! »

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- Témoignage recueilli en mars 2014 - Paru dans The Frog Times #15 -

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